dimanche 14 juillet 2013

14 juillet: changement de maître !

Le mensonge fondateur de la République

Prise de la Bastille - représentation dans un manuel scolaire de 1968
Lors des cérémonies du bicentenaire de la révolution française, Jack Lang, alors ministre de la culture clamait en 1989 : « un peuple est sorti des ténèbres pour entrer dans la lumière. ».

Le style emphatique et l'esprit manichéen essayent ici de légitimer une histoire falsifiée et un mythe républicain construit sur des mensonges et des massacres.
Certes, les guerres du XVIII° avaient saigné le peuple soumis à une monarchie faible, héritière décadente réfugiée dans ses palais dorée et une page devait certainement être tournée...
Mais comme plus tard en mai 1968, la "Révolution" du peuple fut détournée et récupérée par les bourgeois cupides et stupides qui inventèrent par la suite son compte rendu historique pour mieux légitimer leur pouvoir obtenu dans la violence.

Pierre Corvez, un ancien champion de Gouren (lutte bretonne) de Scrignac (Finistère) me disait il y a quelques années avec son bon sens de paysan breton: "les français, ils n'ont rien compris : ils ont décapité le roi mais ils ont gardé le trône"

Ainsi en est-il de cette prise de la Bastille qui pétarada beaucoup moins que les fêtes la commémorant plus tard :
Pendant l'été 1789, la famine menace le peuple car les récoltes passées ont été catastrophiques. le pouvoir monarchique sent le vent tourner mais ne sait s'adapter sans abandonner son autorité.
La Bastille, ce 14 juillet  n'est qu'une prison vide où il n'y a que 7 gredins (4 faussaires, 1 libertin et 2 fous), condamnés de droit commun et qui ne valent pas la peine qu'un combat soit mené contre les quelques agitateurs enivrés venus chercher des armes. Le gouverneur De Launay dans une volonté d'apaisement fait ouvrir les portes de la Bastille avant d'être lâchement assassiné avec ses officiers par les émeutiers enragés. Pour limiter l'incident dont il ne mesure pas la portée symbolique, le roi Louis XVI fait retirer les régiments qui stationnent dans la capitale la laissant aux mains des émeutiers.

L'historiographie républicaine allait rapidement faire de ce fait divers un symbole mythique et fondateur de la France moderne, mais surtout de nombreux totalitarismes à venir. 
Car les quelques milliers d'agitateurs profitant de l'incurie du pouvoir allaient entraîner la France dans une période sanglante qui verra une Terreur industrialisée instaurer des crimes de masse et des génocides responsables de la mort de 700 000 français (dont plus de 350 000 civils vendéens) sans compter les 400 000 tués des guerres menées aux frontières, saignée monstrueuse pour un pays de 28 millions d'habitants seulement.

Voilà le vrai bilan de la Révolution qui dérape dans la violence ce 14 juillet 1789 et la réalité d'une république qui a fondé son histoire sur des charniers d'innocents et des lois liberticides (Loi du Maximum, Loi des Suspects, Loi sur les prêtres réfractaires ou les personnes émigrées) Pas vraiment de quoi en faire une fête... 

Il est temps que nous retrouvions par le dévoilement de la vérité la vraie et seule liberté fondamentale : celle de l'esprit. Car les mensonges de l'histoire voilent notre mémoire et asservissent notre conscience depuis plus de 200 ans au prêt à penser des nouveaux tyrans....


Docteur Merlin - "La Bastille"

1 commentaire :

  1. Bonjour cher ami, je ne peut t’appeler autrement a la lecture de ton blog!
    Comme si bien écrit plus haut, la révolution française est un véritable gâchis, doublée d'un histoire falsifiée , il suffit d'aller aux archives de son département en ayant fait la demande auprès du conservateur principale et espérer pouvoir consulter des documents oubliées comme cela m'est arrivé ... bref peut importe , l'érudit n'admet pas les écrits de " l'éducation nationale", tout est dit dans le terme d'ailleurs. La terreur n'est il pas le symbole du parjure, tu est citoyen ou tu perd la tête!
    Enfin, l'histoire de la garnison qui défendait la bastille reflète bien le mensonge illustré par : " la prise de la bastille " , "À la Bastille, on libère les détenus au prix d'une légère déception car il ne s'agit que de sept personnages de minable envergure (escrocs, faussaires, délinquant sexuel...). Au demeurant, les émeutiers sont surpris de découvrir des chambres spacieuses et d'un grand confort, à l'opposé des cellules de torture que décrivaient complaisamment dans leurs brochures les intellectuels poudrés qui avaient eu, comme Voltaire ou le marquis de Sade, l'occasion de séjourner à la Bastille."

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