lundi 15 juillet 2013

Bravo !

De la querelle des  Anciens et des Modernes...

Sur le point de partir pour une expédition dans la forêt guyanaise, je jette un œil rapide sur les événements de notre monde par la fenêtre lumineuse de mon ordinateur.... J'y trouve comme d'habitude au milieu des mensonges des états, des rires, des idées, des larmes, de l'inquiétude de la beauté de l'espérance ou de la laideur...
Ce matin un "coup de gueule" retiens mon attention et je l'emporte sur les fleuves de Guyane comme une promesse d'un avenir meilleur. 

Depuis longtemps la querelle des Anciens et des modernes préside comme une réalité naturelle de la conscience humaine au centre de l'évolution des mentalités et des sociétés, et on oppose l'âge d'or à l'âge du progrès, les morts aux vivants, les classiques aux contemporains, et les jeunes aux vieux...

Depuis plusieurs années, les gouvernements qui dans leur alternance affichent une continuité dans leur incompétence destructrice tentent de diminuer les dégâts occasionnés par leur politique en manipulant les mentalités, l'histoire, et notre culture jusque dans ses usages sémantiques...

Heureusement ici et là des esprits libres se révoltent en conscience et protestent contre la mort organisée de l'esprit et de la civilisation. Cette résistance aujourd'hui prend forme, s'organise à partir des réseaux même que le système a mis en place et internet en est un bel exemple.

Il n'y a plus aujourd'hui de querelle entre les anciens et les modernes, il y a juste le choix entre la liberté ou l'esclavage de la pensée. Merci à Morgane de nous donner ce témoignage et cette protestation exemplaire qui nous apporte ce qui nous manque le plus aujourd'hui : la tolérance et l'espérance.


Article paru dans Boulevard Voltaire le 13 juillet 2013     le lien ici : Boulevard Voltaire

Brétigny : les « jeunes » vous emmerdent

Morgane Menguy, aide à la personne

barbares



"Il y en a juste ras le bol. On nous a laissé les cendres d’une civilisation jadis rayonnante. On ne nous a offert comme héritage que la décadence post-soixante-huitarde, une génération qui apprend aux ados à enfiler des capotes sur des godemichets devant toute leur classe, et aux petits qu’en fait, ils ne sont ni des garçons ni des filles. Une société pourrie jusqu’à la moelle à coup de morale bien pire que la morale catho tant critiquée, d’enseignement de l’auto-flagellation et de l’ethno-masochisme. Une société dénuée de toute valeur dans laquelle nous, les « jeunes », devons pour la plupart apprendre seuls à devenir des êtres civilisés, à trouver notre place dans ce foutoir insensé et babylonien dont les piliers sont attaqués chaque jour un peu plus à grands coups de massues bien pensantes, capitalistes et libertariennes.



On se bat, nous les « jeunes », chaque jour, pour ne pas crever. On se bat avec les névroses résultant d’années de mœurs travesties et dépravées, on se bat pour nos parents qui ont, pour beaucoup, baissé les bras, et pour les suivants qui devront serrer les poings et monter sur les barricades. On se bat pour nous-mêmes. On se bat pour vivre.

Alors, quand, pour la énième fois, je lis « des jeunes ont pillé des cadavres et caillassé les véhicules des hommes venus porter secours aux victimes du déraillement de Brétigny », j’ai envie de sortir les armes. Quels jeunes ? De quels jeunes est-ce que vous parlez ?

Les jeunes vous emmerdent. Les jeunes, aussi névrosés puissent-ils être, ne dépouillent pas les cadavres encore ensanglantés de victimes en piétinant ceux qui sont en train d’agoniser. Les jeunes ne caillassent pas de voitures de pompiers, du SAMU. Les jeunes ne volent pas les moyens de communication des sauveteurs sur le lieu d’un accident dramatique et meurtrier.

Ceux qui font ça ne sont rien d’autre que des charognards sortis de leurs cités. 

Osez prononcer les mots. Ayez un peu de courage ! Arrêtez de mettre sur le dos de vos « jeunes » la responsabilité de ce qui n’est que la conséquence de trente années de votre médiocrité. On vous promet qu’on essaiera de vous en être reconnaissants."

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