jeudi 11 juillet 2013

Les âmes qui brûlent

"Seule l’âme compte et doit dominer tout le reste."       Léon Degrelle

Aujourd'hui, engoncés dans les fauteuils profonds de la bien pensance, les Hommes se rassurent à simplifier leur vie à une consommation frénétique dans un monde bipolaire et manichéen. Assis sur leurs sacs de grains pourris les sédentaires se sont recroquevillés dans un égocentrisme superficiel où les Êtres humains ne sont plus que des atomes individualisés...

Dans notre monde moderne et laxiste, la transigeance et l'intolérance ont supplanté la tolérance et l'intransigeance qui ouvraient à l'Homme le chemin de l’excellence des pensées et des actes.

La morale superficielle supplante les valeurs montrées par l'exemple et l'engagement, nous sommes dans l'âge sombre de la tyrannie de la pensée unique qui commande, condamne, et asservit la pensée de l'Homme..."Faites ce que je dis mais ne dites pas ce que je fais" !

Je hais les étiquettes et les jugements du "prêt a penser"

La guerre, cette constante humaine, dans ses combats intérieurs ou extérieurs, par ses vents violents débarrasse l'Homme de ses oripeaux superficiels et met son âme à nue, face à la réalité complexe de la vie et à l'obligation d'y prendre des engagements rapides, imparfaits et risqués... 

Le combat devient alors cette "expérience intérieure" vécue et partagée par Ernst Jünger ou Saint-Exupéry alors qu'ils se font face sur cette "Terre des hommes"....

Un homme, Léon Degrelle a été lui aussi pris dans le maelstrom de l'Histoire, pendant cette période terrible, difficile et complexe de l'Europe en guerre, et il va, dans un choix cornélien assumé , s'engager sur le Front de l'Est pour "lutter contre le bolchevisme". Sans avoir jamais sombré dans la folie meurtrière, son âme va sortir de la guerre comme un cristal d'une forge... 

Plus tard, au crépuscule de sa vie, tout en restant mystiquement fidèle à son engagement politique de jeunesse, le commandeur de la division SS Wallonie nous laisse un testament spirituel émouvant et qui bouscule la vision manichéenne imposée par la manipulation de l'Histoire...

Dans le pays des "droits de l'homme" et de la "liberté d'expression" ce livre, à chaque édition est condamné à la destruction par les Torquemada de la pensée unique, c'est le "musellement des vaincus". Et pourtant s'il y a bien un livre de Léon Degrelle qui n'est pas politique, c'est bien celui là, "Les âmes qui brûlent", et quand bien même le serait-il... nous ne sommes plus en dictature à ce qu'il paraît...


"Les âmes qui brûlent" (extrait)

Léon Degrelle 1906-1994
Chapitre 2:  L'agonie du siècle

"Aimer ? Pourquoi ? Pourquoi aimer ?
L’être humain s’est barricadé derrière son égoïsme et son plaisir. La vertu a délaissé son chant naturel. On se gausse de ses vieux rites. Les âmes étouffent. Ou même elles ont été liquidées, derrière les décors des habitudes et des conventions.
Le bonheur est devenu, pour l’homme et pour la femme, un monceau de fruits qu’ils croquent à la hâte ou dans lesquels ils plantent des dents rapides sans plus, pour les rejeter pèle-mêle –corps abîmés, âmes abîmées – une fois épuisée la frénésie passagère, en quête déjà d’autres fruits plus excitants ou plus pervers.
L’air est chargé de tous les reniements moraux et spirituels. Les poumons aspirent en vain à une bouffée d’air pur, à la fraîcheur d’un embrun jeté au ras des sables.
Les jardins intérieurs des hommes ont perdu leurs couleurs et leurs chants d’oiseaux. L’amour, lui-même, ne se donne plus. Et d’ailleurs, qu’est-ce que l’amour, le plus beau mot du monde, ravalé au rang de passe-temps physique, instinctif et interchangeable ?...
Le seul bonheur pourtant résidait dans le don, le seul bonheur qui consolait, qui enivrait comme le parfum plénier des fruits et des feuillages de l’automne.
Le bonheur n’existe que dans le don, le don complet ; son désintéressement lui confie des saveurs d’éternité ; il revient aux lèvres de l’âme avec une suavité immatérielle.
Donner ! Avoir vu des yeux qui brillent d’avoir été compris, atteints, comblés !
Donner ! Sentir les grandes nappes heureuses qui flottent comme des eaux dansantes sur un cœur soudain pavoisé de soleil !
Donner ! Avoir atteint les fibres secrètes que tissent les mystères de la sensibilité !
Donner ! Avoir le geste qui soulage, qui enlève à la main son poids charnel, qui épuise le besoin d’être aimé !
Alors le cœur devient léger comme le pollen. Son plaisir s’élève comme le chant du rossignol, voix brûlante qui nourrit les ombres. Nous ruisselons de joie. Nous avons vidé cette puissance de bonheur que nous n’avions pas reçue pour nous, qui nous encombrait, que nous devions déverser, comme la terre ne peut contenir sans fin la vie des sources et les laisse éclater sous les crocus et les jonquilles, ou dans les failles des rochers verts.
Mais aujourd’hui dans mille failles desséchées les sources spirituelles ont cessé de jaillir. La terre ne déverse plus ce don qui la gonflait. Elle retient son bonheur. Elle l’étouffe.  

L’agonie de notre temps gît là.
Le siècle ne s’effondre pas faute de soutien matériel. Jamais l’univers ne fut si riche, comblé de tant de confort, aidé par une industrialisation à ce point productrice.
Jamais il n’y eut tant de ressources ni de biens offerts.
C’est le cœur de l’homme, et lui seul, qui est en état de faillite.
C’est faute d’aimer, c’est faute de croire et de se donner, que le monde s’accable lui-même des coups qui l’assassinent.
Le siècle a voulu n’être plus que le siècle des appétits. Son orgueil l’a perdu. Il a cru aux machines, aux stocks, aux lingots, sur lesquels il régnerait en maître. Il a cru, tout autant, à la victoire des passions charnelles projetées au-delà de toutes les limites, à la libération des formes les plus diverses des jouissances, sans cesse multipliées, toujours plus avilies et plus avilissantes, dotées d’une  « technique » qui n’est, en somme, généralement, qu’une accumulation, sans grande imagination, d’assez pauvres vices, d’êtres vidés.  (...)


La maladie du siècle n’est pas dans le corps. 
Le corps est malade parce que l’âme est malade.
C’est elle qu’il fallait, qu’il faudra coûte que coûte guérir et revivifier.
La vraie, la grande révolution à faire est là.
Révolution spirituelle.
Ou faillite du siècle.
Le salut du monde est dans la volonté des âmes qui croient."

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Le livre en version PDF      le lien ici"Les âmes qui brûlent"

Léon Degrelle sur le front de l'Est

1 commentaire :

  1. Magnifique d'avoir mis "les âmes qui brûlent au format PDF" !! Merci !

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