dimanche 13 octobre 2013

Réinformation

La Voix de la Russie 


Journal hebdomadaire du 7 octobre 2013

Lien pour regarder le journal hebdomadaire du 7 octobre 2013 : Voix de la Russie - 07 octobre 2013

Au sommaire de cette édition :

- Hollandie : pour les ministres, tous les chemins mènent aux Roms.
-Strasbourg : le président de la Douma, Sergeï Narychkine, profite de sa visite pour recadrer l'APCE
- 9e rencontre internationale de l'IATR, à Budva au Monténégro, sur le thème "terrorisme et nouveaux médias"… sans les médias français, comme d'habitude
- Les BRICS veulent tisser leur propre toile internet, pour échapper au contrôle anglo-saxon
- Kazakhstan : une carte postale qui cache une réalité économique dangereuse
- Greenpeace se croit tout permis et attaque une plateforme pétrolière, dans l'arctique russe, en violation du droit international
- Le patrimoine russe victime des soviets et des nazis, renaît et retrouve toute sa place dans le Cœur des russes
- L'émission "A bâtons rompus" reçoit Jean-Louis Chamla, directeur de la filiale Citroën en Russie

lundi 7 octobre 2013

Ernst Junger, un regard stéréoscopique

Ernst Jünger, un regard stéréoscopique

Par Luc-Olivier d’Algange




       L'œuvre de Jünger dément ce lieu commun sans cesse colporté que l'intérêt porté aux livres, aux choses écrites, contredit l'attention portée au monde sensible, aux aspects de la nature et de l'immanence. Cette alternative imposée entre le sensible et l'intelligible ne reproduit pas seulement une interprétation erronée de la philosophie platonicienne, elle nous contraint à n'accéder à l'existence qu'en nous privant de la moitié du monde. Contre ce nihilisme plus ou moins insidieux, Ernst Jünger inventa ce qu’il nomme la vision stéréoscopique. Percevoir en même temps et aux fins d'un accomplissement musical cohérent, mais de sources différentes, est un acte de l'entendement que presque tout, dans le monde moderne, nous dissuade d'exercer. L'œuvre de Jünger nous restitue à cette vision plénière du monde comme cosmos, comme ordre, qui embrasse d'un seul regard l'alpha et l'oméga,- à cette orée où l'entendement se découvre lui-même comme une surface réfléchissante. La gnose poétique permet à l'homme d'être le miroir du monde, c'est-à-dire d'être, dans la toute-clarté du mystère, l'infini à lui-même, au lieu de projeter dérisoirement sur le monde ses propres limites.

        Les choses écrites ne nous éloignent pas des choses du monde car les choses du monde sont également des choses écrites. La gnose poétique invite l'entendement humain à la circulation des symboles. Ce que nous recevons du monde et notre écriture sont écrits en nous. Nos mots s'ordonnent selon notre volonté, certes, mais notre volonté demeure une énigme morose si nous ne savons point reconnaître en elle le Logos lui-même. La vision stéréoscopique participe de la métaphysique expérimentale, praxis de la gnose poétique qui reconnaît dans les choses elles-mêmes l'éclat du Logos. Dans Grains de pollen, Novalis écrit: « Comment un homme comprendrait-il une chose dont il ne porterait pas le germe en lui ? Ce que je suis destiné à comprendre doit se développer organiquement en moi. »  Dès lors, comprendre, c'est reconnaître que la distinction entre le moi et le non-moi devient fallacieuse.

Selon Origène, les trois sens de l'Ecriture correspondent aux trois parties de l'homme, le corps, l'âme et l'esprit,- si bien que connaître l'écriture du monde, c'est à l'évidence se connaître soi-même et assister à l'accroissement du sens, à la délivrance, par étapes, du sens, à sa glorification alchimique à l'intérieur de nous-mêmes. Loin de se replier dans une intériorité dédaigneuse du monde, l'art de l'interprétation jüngérien fonde sa métaphysique expérimentale sur la vive attention portée aux innombrables signatures de l'immanence. Traditionnelle, au sens universel et métaphysique du terme, l'œuvre de Jünger retrouve ainsi la puissance opérative que l'exégèse médiévale attribue à l'Esprit Saint. « A la lumière de l'Esprit-Saint, écrit Gusdorf, les significations des mots et des choses reflétant les rayons du Verbe renvoient l'une à l'autre, de réverbérations en réverbérations jusqu'au principe suprême de toute illumination. La circulation du Sens se referme sur elle-même selon la conformation générale d'un espace clos, dont la circularité évoque l'infini de Dieu. »

        Rien n'échappe à cette circularité, l'intérieur est entraîné vers l'extérieur, et l'extérieur se laisse reconnaître par l'intérieur. La gnose poétique est une connaissance en mouvement, mais ce mouvement célèbre la gloire de l'Un et délivre le message diplomatique de l'Immobilité. L'œuvre de Jünger qui n'est rien moins que dogmatique au sens péjoratif du terme, s'ouvre à chaque instant sur une théodicée d'autant plus opérative qu'elle surgit, pour ainsi dire, à l'improviste du cœur d'observations en apparence disparates. Le lecteur moderne, qui est toujours plus ou moins un lecteur spécialisé, ne laisse pas d'être dérouté par les livres de Jünger car, n'en comprenant point l'orientation, il se laisse submerger par la variété des aperçus.


        L'œuvre de Jünger exige de son lecteur même l'exercice de la vision panoramique et stéréoscopique : « Dans l'univers envisagé comme monde du Nombre, se dissimule le mystère des voyages de l'Un à travers l'infini. Il baigne dans la création, baigne dans la destruction comme dans le flux et le reflux. Plus nous nous éloignons de ce savoir, et plus l'angoisse croîtra. » Lorsque la pensée atteint son rang poétique et métaphysique, qu'elle n'est plus pensée prolétaire, ni pensée bourgeoise mais pensée héroïque et sacerdotale, elle devient pareille à l'Un dans son voyage à travers l'infini. Les fausses sécurités que la médiocrité bourgeoise institue comme normes politiques augmentent l'angoisse, et plus cette angoisse devient lancinante plus on nous dit que, le monde métaphysique n'étant qu'une illusion, nous n'avons aucune raison de nous inquiéter. L'angoisse moderne rend nécessaire le recours à la léthargie, à la sécurité mensongère de la médiocrité, voire de la vie inférieure à toutes les exigences et à tous les périls qui firent de l'homme antique et de l'homme médiéval une Figure héroïque. L'écrivain moderne, s'il veut échapper à la réprobation et à la censure doit se faire, en cette fin de siècle, l'apologiste déterminé de la médiocrité,- mais cette médiocrité lui fait perdre, par la même occasion, l'assurance magnifique, propre à la Figure du poète et le condamne à l'angoisse et à l'insolite, c'est-à-dire à la solitude sans courage qui caractérise l'individualisme de masse de nos sociétés dites de « communication ».

        Là où le Dire s'étiole, la communication se répand. Le génie de Jünger fut d'avoir, dès ses premiers livres, pris la mesure de ce qui allait se jouer dans les décennies prochaines. L'analyse du Travailleur demeure pertinente encore aujourd'hui, à cette seule réserve que le Travailleur ne s'est pas, ainsi que l'y engageait Jünger, haussé au rang de Figure créatrice, et ne s'est pas davantage, par voie de conséquence, affranchi de sa dépendance à l'utilitarisme bourgeois, celui-ci s'étant, au contraire, accommodé de la technique au point d'en faire le mode d'expression privilégié de sa volonté de planification et d'uniformisation. Ceci dit, l'attaque des premiers ouvrages de Jünger reste exemplaire en ce qu'elle sort d'emblée des préoccupations sentimentales, psychologiques ou sociologiques, et donne ainsi à l'auteur une latitude qui, immédiatement, donne une idée du nouvel ordre de grandeur d'une pensée et d'un art délivrés des problématiques bourgeoises.

        Nous ne pouvons atteindre à ce que Jünger nomme la vision stéréoscopique sans l'expérience de cette latitude, de cette grandeur qui nous fera de plus en plus étrangers aux psychologies et aux sociologies profanes et de plus en plus familiers des mythes et des dieux. La stéréoscopie que l'on pourrait dire horizontale ou diachronique saisit à la fois le phénomène infime et le phénomène immense, le rêve de l'individu et la vaste configuration historique où l'individu se trouve pris à ce moment-là. Mais on peut également imaginer une stéréoscopie verticale et synchronique qui unirait, elle, en une seule perception, l'élément passager et l'élément éternel, la furtivité des existences transitoires et l'éternité glorieuse de l'être. Il n'est point de métaphysique possible sans cette longitude de l'entendement.

        Alors que la stéréoscopie diachronique nous donne à comprendre ce qui unit, dans l'accomplissement d'un destin, les circonstances qui firent naître un empire et celles qui le feront disparaître, la stéréoscopie synchronique, elle, nous laissera entrevoir en quoi, la fine pointe de l'instant où notre conscience se révèle à elle-même vaut à elle seule tous les empires, car elle est le sceau immémorial de l'impérialité en soi. La vision stéréoscopique nous enseigne à être à la fois dans la Figure et dans l'au-delà de la Figure, dans le Type et dans l'au-delà du Type, dans le Nom et dans l'au-delà du Nom. « Le chemin commence avec Dieu et finit dans le Sans-Limite » écrit Sohravardî dans un admirable traité sur l'attestation de l'Unique. Dans Philémon et Baucis, texte publié en 1972, et sous-titré La mort dans le monde technique et dans le monde mythique, Ernst Jünger écrit: « Qu'est-ce que des hiéroglyphes ? Ce sont des signes plus forts que le texte qu'ils représentent: ils entaillent en profondeur, par-delà la surface, par-delà les époques et les conjonctures, ils décrivent, sous les vêtements, ce qui s'y drape et s'y transmue. En ce sens, la nef Argo va plus loin que la Colchide; le voyage est la traversée du temps lui-même, avec un équipage qui change,- il s'agit toujours de la formidable gageure qui fait le fonds de tout présent, là du moins où il est aventure  qui n'a pas de fin; qui ne prend fin qu'avec le temps. »

        La vision stéréoscopique saisit en même temps, mais sans en confondre les provenances, la surface et la profondeur, le moment et l'au-delà des époques et des conjonctures. Toute herméneutique digne de ce nom suppose comme préalable cet élargissement de la vie auquel correspond un élargissement du champ de la conscience. L'herméneutique est un exercice de lecture auquel s'applique un entendement dont la nature vive et cristalline fut éveillée par la vision stéréoscopique et cette herméneutique, nous dit Jünger, est un voyage.

        Tout herméneute est argonaute. Le sens est la Toison d'Or. Mais si la nef Argo va plus loin que la Colchide, c'est en effet que le temps lui-même est la métaphore de la traversée mythique, et non l'inverse ! Si bien que le Sans-Limite sohravardien est toujours devant nous dans notre quête herméneutique, comme un bien suprême  « une formidable gageure. » La vision stéréoscopique donne la mesure de notre être-là, de notre « dasein », entre les mondes de la surface et les mondes de la profondeur, dans cette périlleuse dialectique de la surface et de la profondeur qui caractérise toute navigation. Le navigateur est herméneute car le principe même de son art et de sa survie est d'interpréter les signes que lui apportent le ciel et la mer. L'herméneute est navigateur car il traverse le temps, vers son bien et son beau, selon la formule rimbaldienne, comme la métaphore d'un Mythe. Les dieux ne sont absents que pour ceux qui ne naviguent point. L'Odyssée, les Argonautiques portèrent jusqu'à nous la grande vague resplendissante de la connaissance des dieux car ses récits sont issus de l'aventure maritime. Là où l'homme s'aventure entre les hauteurs et les profondeurs, les dieux apparaissent.


        L'art de l'interprétation favorise  l'avènement des dieux et ses dangers, de même que les sciences de l'explication étayent l'illusion de sécurité si chère aux bourgeois modernes qui n'aspirent à rien tant qu'à être assurés de leurs prérogatives et rassurés quant à leur devenir: d'où la science déterministe et la morale progressiste. L'hostilité plus ou moins prononcée que l'œuvre de Jünger suscite auprès des intellectuels bien-pensants ne s'explique pas autrement. L'enjeu de la gnose poétique d'Ernst Jünger se situe trop clairement dans la ligne d'un réalisme héroïque qu'aucun pessimisme ne décourage pour qu'il y eût la moindre chance de la faire servir à la profanation ou à la « démystification » des anciennes grandeurs. A ses anciennes grandeurs que sont les Mythes et les dieux, Ernst Jünger va plutôt comparer le monde qui vient, et dont, à vrai dire on ne peut dire qu'il vient que parce qu'il est déjà là : « Le voyage de la nef Argo porte déjà les signes de la grande aventure: l'élan vers des lointains illimités, la proximité de la mort, l'intrépide espérance que rien jamais ne comblera: même chose jusqu'aux conquistadors, jusqu'aux excursions cosmiques. La prescience, plus forte que tout savoir, pousse à l'extrême lointain et ce qui s'y cache. Elle veut se conformer dans la trouvaille, la découverte, la mise au jour. Le contact avec l'inexploré est au fond plus attirant que le gain. Il reconduit couche après couche pour ainsi dire, jusqu'au coeur des cités souvent détruites et rebâties,- au placenta des transmutations » 

           Le réalisme héroïque, si l'on accepte de le voir lui-même d'un regard stéréoscopique, se caractérise par la précellence de la quête sur le but ou sur le gain. Ernst Jünger nous dit les données fondamentales d'une morale qui, pour être devenue étrangère à l'occidental moderne n'en dispose pas moins de profondes ressources. Peut-être le moment est-il plus proche qu'on ne le croit où il sera fait appel à ces ressources et au génie alchimique de la transmutation dans les circonstances les plus immédiatement perceptibles de la vie quotidienne ? La prescience qu'évoque Jünger est déjà le fait, selon qu'il nous plaira d'user de la terminologie stendhalienne ou gobinienne, de ces « rares heureux » ou de ces « fils de roi » auxquels nous entendons seuls nous adresser.

Les mots sont des augures, et lorsqu'ils viennent à la rescousse de nos pensées en escadres amies, il faut bien croire que de solennelles retrouvailles se préparent. La sinistre morale utilitaire, pour laquelle la fin justifie les moyens a fait son temps, dont il est permis de considérer qu'il fut déjà excessivement long; les temps reviennent de la prescience qui trouve dans le moyen lui-même, dans le style et dans la nuance, les hiéroglyphes des fins dernières. Avons-nous cessé d'entendre quelquefois que ce que nous faisons ne servait à rien. Ce sera désormais l'honneur de la parole de n'être point serve et l'honneur des hommes qui la reçoivent et la transmettent d'être des maîtres sans esclaves; c'est-à-dire, au sens jüngérien, des Anarques. Alors que l'anarchiste est un dévot, qui voit le monde de façon unilatérale, l'Anarque voit le monde à la fois du côté de l'autorité et du côté de la rébellion. L'anarchiste est le préfigurateur désuet du bourgeois: son « ni Dieu, ni Maître » exprime la pensée profonde de tous les petits employés qui redoutent, par-dessus tout d'être des dieux ou des maîtres. L'anarchiste prépare l'avènement de la médiocrité, l'Anarque en marque le terme et cultive sa science des hommes et de l'histoire comme une prescience du nouveau règne.

        La poésie de Stephan George donne quelque idée de cette transmission initiatique du Dire, de disciple à disciple, dans l'impérialité d'une morale chevaleresque où la beauté du geste prime sur ses conséquences, non en vertu d'un esthétisme aisément réfutable mais par fidélité à une vision métaphysique. La nef Argo que conduisent les navigateurs-poètes dont le regard stéréoscopique embrasse à la fois l'éclat de la mer et la lumière mythique, témoigne de l'inépuisable ressource d'une connaissance qui demeure en réserve dans le cœur, c'est-à-dire dans le courage propre à la Figure héroïque. Au cœur du monde, au cœur de la préscience auguste de l'être se trouve le germe philosophal de toutes les transmutations passées, présentes et futures. La fin de la morale bourgeoise, inhumaine par excès de mesquinerie, est inscrite dans la beauté même du geste qui nous affranchit de la fin utile. Point de fin car, pour la gnose poétique, tout est dans le recommencement. Toute connaissance est Retour: ce que le monde a déposé en nous revient en nous, s'élève au rang divin par la conscience illuminée de son propre saisissement, dans le heurt du visible et de l'invisible. L'éclair de la rencontre jaillit et illumine « le lointain illimité et la proximité de la mort »,- ces paysages du Grand-Large que dissimulent aux regards profanes, les moindres choses. Si le regard profane est bien le regard unilatéral, nous entrevoyons que le regard stéréoscopique est l'annonce d'un regard sacré qui reçoit dans sa courbe les Anges et les Dieux, mais encore faut-il que quelque chose « vienne de l'autre côté ». La question des dieux ouvre la perspective hölderlinienne dans l'œuvre  d’Ernst Jünger.

                                                               Luc-Olivier d’Algange



dimanche 6 octobre 2013

Honte à vous Laurent Fabius !

A Laurent Fabius "Chef de la diplomatie française"

Monsieur le Ministre, 



Ces hommes mourant sur des civières ne sont pas des déportés à Buchenwald ou Mathausen, et pourtant avec des milliers d'autres camarades, ils ont rejoint la longue cohorte des ombres et des martyrs de l'Histoire, qui nous appelle à un "devoir de mémoire" éternel et à l'indignation la plus vive, car le crime ici est resté impuni ! 

Ces soldats français font partie des prisonniers, torturés et assassinés dans les camps du Général Giap en Indochine... plus de 30000 n'en reviendront pas ! Car ce sera le tour des américains, des supplétifs indochinois, des minorités ethniques et de tous ceux qui refusant le joug communiste seront persécutés jusqu'à nos jours.

Vo Nguyen Giap vient de mourir à l'âge de 102 ans, et je doute que la paix soit facile à son âme ! 

Car si ce général vietnamien a marqué l'histoire de son pays pendant 40 ans, luttant successivement  contre les japonais, les français et les américains... Il fut aussi et surtout un chef militaire impitoyable sacrifiant ses hommes sans vergogne en cherchant à écraser par le nombre l'ennemi, comme à Dien bien Phu en 1954, où la victoire n'est obtenu qu’après trois mois de combat et un effectif 10 fois supérieur en nombre ! 

Mais si Giap est le vainqueur incontestable de Dien Bien Phu (aidé soit dit en passant par des généraux chinois, des erreurs stratégiques françaises et un abandon politique des soldats français) il est aussi et surtout le criminel de guerre qui organisa des camps de prisonniers qui furent le théâtre d'un programme d'extermination qui arriva jusqu'à 72% de taux de mortalité !!!

Bien sûr il ne s'agit pas ici de refaire l'Histoire, ou de réclamer le prix du sang, ni même jubiler ou de sourire à la mort de ce vieillard de 102 ans, ce ne serait qu'une minable et facile expression d'un sentiment de vengeance incongru. Une page de l'histoire se tourne et il est important de s'en souvenir pour ne pas avoir à la relire une nouvelle fois.

Cette disparition aurait du être le "fait divers" et banal, l'écho d'un passé mourant à l'aube de ce nouveau siècle.  

Mais voilà que vous, Laurent Fabius, ministre des "affaires à l’étranger", chef de la diplomatie française, toute honte bue, et léchant cupidement les pompes d'un pays émergent, vous faites l'éloge de cet assassin ! :


Nous savions déjà que ce gouvernement était composé de pieds nickelés et de tartuffes confondant l'art de la gouvernance avec un concours d'inaptitude totale... 

Jusqu'où croyez vous pouvoir nous mener ? 

Chaque jour, votre indignation sélective nous mène à l'abreuvoir putride de la repentance communautariste, imposant votre vision partielle et donc partiale de l'Histoire.

Chaque jour, vous détruisez les valeurs fondatrices européennes obtenues patiemment et défendues au prix du sang depuis 30 000 ans

Chaque jour, vous abandonnez le pays aux mains des financiers repus et des migrants affamés.

Chaque jour, vous semez la haine et la discorde dans notre nation et dans les nations étrangères comme en Libye ou en Syrie ! 

Et je ne parle pas de votre politique économique ou éducative...

Vous êtes des irresponsables !

Et des immoraux !

Car cet éloge, qui est une injure aux victimes de Giap, constitue bel et bien un nouvel acte de trahison intolérable digne des plus infâmes collaborateurs (mais il est vrai que la Gauche avec Doriot, Déat, Laval... avez de l’expérience dans le domaine !)

                                               Vo Nguyen Giap                                                     Hélie Denoix de Saint Marc
                                Le courage au service de la haine                       Le courage au service de l'Honneur


Le 26 août 2013, disparaissait Hélie Denoix de Saint Marc, résistant, déporté, ancien combattant d'Indochine et d'Algérie, écrivain humaniste de renom, Grand croix de la Légion d'Honneur. 

Cet homme, ce commandant de Légion, ce héros qui toute sa vie, sublima les souffrances vécues en leçons de sagesse et d'espérance... ce Français exemplaire, vous l'avez ignoré ! méprisé ! 
Votre absence a brillé aux cérémonies officielles d'hommage qui lui ont été rendues. Il est vrai que votre présence les aurait certainement entachées, car cet homme a toujours choisi la voie de l'honneur plutôt que celle des honneurs... (exactement l'inverse de vous !)

Honneur et Courage, si vous n'en avez pas, essayez au moins de respecter ceux qui leurs ont tout sacrifié pour faire de la France ce pays que vous êtes censé représenter et honorer aujourd'hui !

Mais cela dit et malgré ma colère, je vous comprends Laurent : il est tellement plus facile de reconnaître celui qui vous ressemble... et il est vrai qu'entre Hélie de Saint Marc l'humaniste et Giap le tortionnaire, vous avez révélé votre nature profonde, que nous devinions déjà !

Aujourd'hui j'ai honte de vous, de ce gouvernement de faquins et de cette nation qui a oublié les chemins de la révolte et se laisse insultée et achetée par les criminels dont vous êtes les complices !

Recevez Monsieur le Ministre l'expression des sentiments que votre comportement lâche et irresponsable m'inspire.


Erwan Castel, Cayenne le 6 octobre 2013

vendredi 4 octobre 2013

Réinformation

La Voix de la Russie 


Journal hebdomadaire du 30 septembre 2013

Lien pour regarder le journal hebdomadaire du 30 septembre 2013 : Voix de la Russie - 30 septembre 2013

Au sommaire de cette édition du 30 septembre 2013 :


- M. Bricolage à Florange : l'assassin revient toujours sur les lieux du crime
- Rencontre avec Pierre Cassen, fondateur et animateur de Riposte Laïque
- Rencontre avec Lajos Marton, patriote hongrois et français qui a combattu tous les totalitarismes en Europe depuis 1956.
- Moyen-Orient : la diplomatie russe est présente sur tous les fronts
- L'attaque de Nairobi : ce que les médias occidentaux n'ont pas voulu ou su vous dire
- Les journées de la langue et de la culture russe à Nice, Lyon et Paris du 1er au 15 octobre

- L'émission "A bâtons rompus" reçoit Dimitri De Kochko, Président du Conseil de Coordination des Russes de France


Vous pouvez voir le sommaire du journal ainsi que d'autres médias de réinformation sur la page "Réinformation"