lundi 20 janvier 2014

Mon honneur s'appelle fidélité !

"LA GUERRE EST FINIE, LES GUERRIERS MARCHENT TOUJOURS"  

(Ernst Von Salomon, "Les réprouvés")

En mars 1974, au coeur du maquis philippin, l'ex commandant du Lieutenant Onoda
vient le libérer de son serment de fidélité, 29 ans après la fin de la II° Guerre mondiale. 

Hirō Onoda, vient de disparaître le 16 janvier 2014 à l'âge de 91 ans, laissant dans l'Histoire un des exemples les plus nobles d'une fidélité à la parole donnée...

En effet, lorsque le Japon capitule le 15 août 1944, Hirō Onoda, officier de renseignement est isolé avec trois de ses camarades (Yuichi Akatsu, Siochi Shimada et Kinshichi Kozuka) sur l'île de Lubang aux Philippines. Coupés de leur chaîne de commandement, ces hommes formés aux techniques de guérilla, vont continuer le combat dans les maquis montagneux, tombant les uns après les autres dans les opérations contre les forces philippines jusqu'en 1972 !. 

Dernier survivant, Hirō Onoda est repéré en 1974 par Norio Suzuki, un étudiant japonais, mais il refuse de croire à la fin de la guerre:"Je lui ai dit que si la guerre était finie, et que je recevais un ordre m’indiquant d’arrêter le combat, je sortirais".. Son ancien officier traitant, le major Taniguchi, devenu libraire, est alors dépêché sur place, pour lui donner l'ordre de remettre son sabre au président Marcos (qui le lui rendit), et le délier de son serment de fidélité, 29 ans après la fin de la seconde guerre mondiale.

"J'étais déterminé à remplir ma mission, 
et quand je me suis rendu, le passé semblait comme un rêve."

Le lieutenant Onoda, bénéficiera du pardon du Président des Philippines et rejoindra le Japon pour devenir éleveur. Il écrira une autobiographie, "Ma guerre de trente ans" racontant sa guérilla solitaire dans les montagnes philippines.

Hirô Onoda illustre avec noblesse, au delà du contexte historique de son engagement, une loyauté héroïque à la cause impériale, et une fidélité sans faille, dans l'obéissance à la parole donnée incarnée par  ses chefs. 

Je me souviens encore de cette histoire qui avait frappé alors l'imagination du jeune garçon de 11 ans que j'étais, feuilletant en revenant de l'école les pages illustrées de "Paris Match". 

Aujourd'hui, alors  que  le dernier samouraï de  l'Empire disparaît à l'horizon du Soleil Levant, 
je m'incline respectueusement devant sa mémoire et le remercie de m'avoir donné 

un des plus beaux exemples d'un HONNEUR QUI S'APPELLE FIDÉLITÉ !

Erwan Castel, Cayenne le 19 janvier 2014

video

"Chaque minute de chaque jour, pendant 30 ans, 
j'ai servi mon pays, et je me suis même jamais demandé 
si c'était bon ou mauvais pour moi en tant qu'individu."



LE DÉBAT...

Je ne pensais pas initialement que ce petit hommage apolitique allait générer un long débat sur une autre page Facebook dédiée à Hélie Denoix de Saint Marc ! Je l'ai reproduit pour mémoire sur le blog initial, car il est symptomatique d'une vision bipolaire ancrée dans une "reductio ad hitlerum" simpliste.


Aucun commentaire :

Enregistrer un commentaire

Les commentaires sont les bienvenus, à condition qu'ils ne soient pas diffamatoires et injurieux. Merci de respecter cette règle.