lundi 10 février 2014

9 février, disparition de Louis Ménard



Le 9 février 1901, l'écrivain et poète français Louis Ménard disparaissait à l'âge de 79 ans, en nous laissant une oeuvre littéraire considérable.

Condisciple de Baudelaire, il est ami de Leconte de L'Isle, avec qui il fait revivre l'antiquité et le paganisme européen. Il publie des études sur l'antiquité grecque, ainsi que des recueils de poésie avant de se lancer dans la peinture avec l'école de Barbizon. En 1871, il défend la commune avant de se rapprocher à la fin de sa vie du boulangisme et de dreyfusisme. 

Ce républicain, socialiste et païen, professeur des arts décoratifs, qui enseigna également l'Histoire, écrivain et peintre, a influencé nombre de ses contemporains. 

Il nous laisse une oeuvre artistique évocatrice mais également une réflexion païenne et rebelle sur les errements spirituels de la modernité 

"Si on veut connaître les principes générateurs de la civilisation hellénique, c'est dans le polythéisme qu'il faut les chercher."

"J'ai développé sur les conséquences sociales du polythéisme, j'ai montré qu'il se traduit nécessairement par une morale républicaine, et c'est ce qui explique que la Grèce perdit sa liberté en même temps qu'elle abandonna ses Dieux."

"Les peuples d'Occident, les neveux des Aryas, chercheront-ils un jour dans leurs traditions de famille, quelque chose de plus que des sujets d'études archéologiques ?"

Son oeuvre majeure est " Rêveries d'un païen mystique" d'où est extrait ce poème "L'athlète"...

Pour lire la 2° édition (format PDF) le lien ici : Rêveries d'un païen mystique

Voilà bien un libre penseur intéressant dont la poésie et la pensée n'ont pas pris une ride...

Bonne lecture ! 

Erwan Castel Cayenne le 9 février 2014


LOUIS MENARD :

Source : wiki source

Bibliographie. — Prométhée délivré, traduction en vers (1843) — Prologue d’une révolution (1848) ; — Poèmes (1855) ; — De la Morale avant les philosophes (1860) ; — De Sacra Poesi Græcorum (1860) ; — Le Polythéisme hellénique (1863) ; — Hermès Trismégiste, traduction (1866) ; — Rêveries d’un païen mystique, première édition (1876) ; — Histoire des anciens peuples de l’Orient (1882) ; — Histoire des Israélites d’après l’exégèse biblique (1883) ; —Histoire des Grecs (1884 et 1886) ; — Rêveries d’un païen mystique (1886 et 1895, nouvelle édition contenant les poèmes) ; — La Vie future et le Culte des morts (1892) ; — Etudes sur les origines du christianisme (1893) ; — Exégèse biblique (1894) ; — Lettres d’un mort (1895) ; — Les Questions sociales dans l’antiquité (1898) ; — La Seconde République (1898) ; — Symbolique religieuse(1898) ; — Religion et Philosophie de l’Egypte (1899).

Louis Ménard a collaboré au Parnasse, au Représentant du Peuple, etc.

Louis Ménard, 1822-1901
Né à Paris le 19 octobre 1822, mort à Paris en 1901, Louis-Nicolas Ménard, l’Hellène du Parnasse, esprit extrêmement original et cultivé, s’est occupé successivement de philosophie, de chimie, de peinture et de littérature. Après de brillantes études à Louis-le-Grand, il entra à l’Ecole normale, où il ne resta que deux mois, et publia, en 1843, sous le pseudonyme de L. de Senneville, une traduction en vers du Prométhée délivré. Puis il entreprit des études de chimie et reconnut, en 1846, la solubilité de la xyloïdine dans l’éther, c’est-à-dire le collodion. La révolution de 1848, qui flattait les idées philosophiques, républicaines et généreuses de Louis Ménard, l’arracha à ses études de science ; son ardent socialisme lui fit prendre une part active au mouvement de 1848. Ayant publié en 1849, dans le Représentant du Peuple,une histoire des derniers événements, intitulée : Prologue d’une révolution, et où il flétrissait les fusillades de juin, il fut condamné à quinze mois de prison et 10,000 francs d’amende. Pour échapper à la condamnation, il s’était exilé à Londres d’abord, puis à Bruxelles, et y vécut dans la société des révolutionnaires internationaux qui s’y trouvaient réunis. Revenu à Paris en 1853, il dut renoncer à s’occuper des revendications républicaines et se réfugia dans l’étude des civilisations antiques, dont il admirait profondément l’élévation artistique et l’organisation sociale.

Ami de Baudelaire, de Leconte de Lisle, de Banville, il partageait leurs rêves de gloire et prit part au mouvement parnassien. Son recueil de Poèmes,qui date de 1855, contient de très belles pièces, des vers empreints d’une grande force philosophique et d’un sens profond de l’antiquité. Citons encore parmi ses ouvrages : ses deux thèses pour le doctorat présentées à la faculté des lettres de Paris (1860) : De Sacra Poesi Græcorum et La Morale avant les philosophes ; Le Polythéisme hellénique, ouvrage d’une haute valeur littéraire et philosophique ; sa traduction des livres d’Hermès Trismègiste (1866) ; uneHistoire des anciens peuples de l’Orient (1882) ; une Histoire des Israélitesd’après l’exégèse biblique (1883) ; une Histoire des Grecs (1884-1886), qui compte parmi les meilleures ; un petit volume de prose et de vers mélangés intitulé : Les Rêveries d’un païen mystique (1876), véritable chef-d’œuvre très remarqué des lettrés ; et, enfin, les Poèmes et Rêveries d’un païen mystique(1896), où il a réuni ses vers et les principaux extraits de philosophie et de littérature de son œuvre. De 1860 à 1870, Ménard s’occupa de peinture et produisit quelques toiles qui n’étaient pas sans valeur. Lors de la Commune, il se trouva retenu à Londres par une grave maladie. A son retour, il manifesta hautement ses sentiments révolutionnaires et son exécration de la répression, attitude qui lui fit perdre un grand nombre d’amis. Et c’est ainsi qu’il vécut de plus en plus dans la solitude. Il s’y résigna avec une grande philosophie, allant finalement au plus extrême socialisme, dont il prétendait avoir trouvé le modèle achevé dans l’antiquité.


POUR MIEUX CONNAITRE LOUIS MENARD :

Sur l'oeuvre de Louis Ménard  sur le site Wiki source : Louis Ménard
Un article intéressant sur le blog "Le temps revient" : Rêveries d'un païen mystique 


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