jeudi 13 février 2014

L'esclavage par déculturation.

Publié initialement sur Facebook le 11 février 2014



Les politiques régressives de la société de consommation audiovisuelle et celle de l'éducation nationale, plus obsédée par un modèle futuriste fantasmé, que par une véritable instruction à la connaissance, sont les chaînes de notre esclavage volontaire. 

La langue devient superficielle, limitée aux besoins de consommation immédiats et la profondeur et les nuances qui protègent l'altérité du monde sont remplacés par le galimatias dogmatique d'une idéologie unique visant à restreindre en premier lieu notre liberté de pensée !

Lire, mais surtout écrire, c'est pour moi la plus belle aventure existante et à la portée de tous, mais de la richesse de la langue dépend la taille du bateau. L'océan de la pensée humaine est un univers à peine exploré, aux îles enchanteresses et mondes féeriques. Il faut juste vouloir, et oser affronter des vents contraires et des vagues différentes jusqu'à explorer l'inconnu de sa propre pensée.

Mais bientôt, l'appauvrissement vertigineux des langues nous empêchera même d'appareiller vers la mare aux canards qui est dans le jardin de nos maîtres banquiers....

Il faut rependre la barre et rapidement !

Merci à la page "Samouraï d'Occident", pour ces citations pertinentes et essentielles.

Erwan Castel, Régina le 11 février 2014


"Le problème dans notre pays n'est pas que les livres soient interdits, mais que les gens ne lisent plus.

Il n'y a pas besoin de brûler les livres pour détruire une culture, juste de faire en sorte qu'on ne les lise plus..."

Ray Bradbury
Farenheit 451

Quelques réflexions consécutives....

Un des avantages, mais aussi inconvénient, de Facebook est de libérer la pensée et de donner la parole rapidement et facilement. Beaucoup de débats malheureusement, tournent en rond soit autour d'une crispation intolérante,soit autour d'un "entre-soi" auto-satisfaisant .

Mais parfois des ouvertures apportent un enrichissement au débat où à l'idée jetée en pâture dans l'arène de la nouvelle agora virtuelle et les idées s'encordent pour une ascension vers des plus hauts sommets d'où la pensée éclairée pourra mieux comprendre le monde et embrasser toute sa diversité...

Voici ici quelques réflexions consécutives à cet article lancé dans l'océan inconnu d'internet et qui sont revenues avec le ressac des réseaux organisés...

SUR LA PAGE DU "G.R.E.C.E. Groupement de Recherche et d'Etudes pour la Civilisation Européenne"

Le 12 février 2014 :

Michel Lugaid "écrire en cette langue c'est nécessairement voir le monde d'une certaine manière .." Est-ce toujours la cas ? quand on voit ce qu'est devenu l'anglais du beowulf et de Shakespeare, souvent un simple pidgin international sans racine, et aussi le charabia des cités. Il y a aussi les cas innombrables des Européens de papiers. L'émigration de peuplement prouve justement que la langue n'est qu'un vecteur de civilisation, mais pas toute la civilisation. Sinon comment définir l'absence totale d'adhésion a nos valeurs culturelles (et tant mieux pour nous !) des populations allogènes, pourtant locutrices des diverses langues d’Europe, autrement que par la relativité de ce vecteur culturel. Après tout, l’âme se greffe en nous de manière bien mystérieuse.

Samouraï d'Occident Le "charabia des cités" représente en soit une "manière de voir le monde", en ce sens qu'il "métisse" français et différents mots de vocabulaire issus des langues et dialectes d'origine des migrants. Ce n'est pas neutre : ce dialecte post moderne a ses propres codes, avec pour volonté de rejeter toute forme d'autorité et de légitimité (symboliquement transmises par la langue via l'éducation nationale), mais également de rendre les discussions incompréhensibles aux "autres" (c'est à dire à nous, les "de Souche"). En ce sens il est consciemment ou inconsciemment porteur d'une vision du monde qui lui est propre : le rejet de nos valeurs civilisationnelles... Le rap en est le principal vecteur de propagation, bien au delà des murs des cités...

Le 13 février 2014

Michel Lugaid Oui, je suis d'accord avec vous, sauf qu'une langue véritable doit produire de la beauté et un imaginaire, alors que là véritablement nous avons affaire a une involution vers un sous créole, sans relief ni âme. C'est une "langue" de petite frappe qui s'exerce dans les banlieues et dans le rap. Avec ses codes soit, mais sans structuration véritable, c'est plutôt un détournement quasi terroriste du sens des choses. Et c'est aussi et avant tout, le fruit de leurs incapacités à nourrir pleinement un dialogue entre conscient et inconscient (dans le sens Jungien), puisqu'il ne participe pas (en tant qu'étrangers) à nos racines indo-européennes, a cet inconscient collectif plurimillénaires qui est le notre.

Camille Boisperrier D'où le constat qu'un société cosmopolite se dirige toujours vers le bas ! Messieurs , votre échange est intéressant , veuillez continuer .


SUR LA PAGE FB  "Erwan Castel"

Jean-Jacques Marx Oui, mais que faire ?

Samouraï d'Occident Lire, encore et toujours... Transmettre le goût de la lecture à nos enfants et petits-enfants...


Erwan Castel Jean-Jacques Marx, la seule solution pour éviter le naufrage est de reprendre le pouvoir de l'éducation nationale et des médias afin de leur redonner une fonction d'instruction culturelle, au lieu d'éducation idéologique. Pour cela il faut prendre (je n'ai pas dit gagner) le pouvoir et accepter que les générations actuelles soient perdues et sacrifiées sur l'autel de la post-modernité. Il n'y a malheureusement plus rien à faire pour la plupart des jeunes complètement lobotomisés... Pour sauver les générations futures et leur offrir la reconquête de leurs libertés il faut qu'une élite apparaisse et s'impose... C'est dangereux mais c'et notre dernière chance !

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