lundi 31 mars 2014

31 mars, Le tombeau du géant

"Pèlerin de retour, déposant le manteau, les sabots, le bâton et la chaîne embaumée devant les ailes saintes de la repentie, Forêt adorable en toi, je m'agenouillerai pour l'accomplissement sacré de ma venue ; alors, afin de me permettre un monument digne de mon destin, Forêt, tu donneras à ma transfigurée l'enchantement de tes orgues profondes, et comme pointe au fin roseau cueilli par le poète aux lèvres d'un ruisseau, Forêt, tu donneras le bec épanoui de ton sublime rossignol." 

Saint Pol Roux, "Au seuil des Ardennes"


Dans les Ardennes belges, il existe une petites vallée, la Semois dont les méandres entrelacent avec grâce, l'Histoire, les légendes et la Nature de l'Europe dont le coeur semble avoir trouvé une châsse pour battre ici au secret des forêts païennes...

Léon Joseph Marie Ignace Degrelle, est né dans cette vallée à Bouillon, à l'ombre du château du chevalier Godefroy premier souverain du  Royaume de Jérusalem. Cinquième enfant de Edouard et Degrelle et Marie Louise Boevert son épouse, Le jeune Léon est éduqué dans un catholicisme fervent et participe aux mouvement de jeunesse.  
Militant catholique, européen passionné, Léon Degrelle, il initie un mouvement, "Rex" qui deviendra le 2ème parti politique de la Belgique (21 députés et 11 sénateurs), ouvertement anticommuniste et anticapitaliste. 


Degrelle se rapproche des mouvements fascistes rencontre Mussolini puis Adolf Hitler.Lorsque la guerre éclate, Léon Degrelle qui demandait à la Belgique de rester neutre, est arrêté et transféré dans un camp de prisonniers dans le sud de la France. Après la défaite en 1940, il rallie la Belgique et tente de participer au gouvernement socialiste collaborationniste de Henri de Man et d'y apporter son projet politique. Mais la Flandre, naturellement plus proche de l'Allemagne fait de l'ombre aux ambitions du chef de "Rex" qui décide alors de s'engager plus loin dans l'action et porter les couleurs de la "Grande Bourgogne" historique sur les remparts orientaux de l'Europe attaquée par les armées soviétiques de Staline.  

"Rex" rallie le grand projet européen mené par le IIIème Reich d'Adolf Hitler.


En Juin 1941, Léon Degrelle, créée un Corps Franc qui devient rapidement la Légion Wallonie et s'y engage comme simple soldat, sous les ordres de Lucien Lippert. Pour Degrelle, cet engagement n'est pas pour le Reich mais pour l'Europe, comme "cet uniforme qui n'est plus celui de l'Allemagne mais celui de l'Europe".
Engagée en Ukraine au plus fort des combats, les volontaires wallons subissent de lourdes pertes. Degrelle est blessé une première fois sur le Dniepr (croix de fer 2ème classe) dans la région de Donetz, avant de se faire remarquer lors de l'offensive sur le Caucase en 1942, d'où il reviendra avec à peine 180 survivants (croix de fer 1ère classe).

La légion Wallonie a fait ses preuves et même  force le respect des responsables nazis comme Heinrich Himmler qui reçoit alors avec bienveillance les revendications du chef de "Rex", qui peut alors lancer le projet de restauration de  la "Grande Bourgogne" dont il sera le chancelier. Mais son engagement sur le front de l'Est place les rexistes dans les objectifs prioritaires des résistants qui organisent des attentats ciblés qui iront même assassiner Edouard, le frère de Léon Degrelle, pourtant étranger au mouvement.


En juin 1943, La légion Wallonie, forte de 8000 hommes intègre le corps de bataille des Waffen SS, dans un premier temps, 5ème Brigade d'assaut  au sein de la Division Viking avant de former la 28ème division d'infanterie SS Wallonie. Entre décembre 1943 et février 1944, La division SS Wallonie est engagée au plus fort des combats dans le "chaudron de Tcherkassy" et réussira, au prix de très lourdes pertes, à éviter l'encerclement de l'armée allemande. Léon Degrelle qui a été nommé SS-Obersturmbannführer (lieutenant-colonel) en janvier 1945, est décoré par Adolf Hitler, le 20 février 1944 de la Ritterkreuz, une des plus hautes distinctions militaires allemandes.

Beaucoup veulent réduire la vie et la pensée de Degrelle a cette poignée de main avec Adolf Hitler serait une grave erreur, car cet homme, qui a certes collaboré, a toujours  défendu sa patrie et l'Europe avant l'Allemagne. De plus, il ne s'est jamais rendu personnellement coupable de crimes de guerre sur le front ou responsable de représailles en Belgique. Seules dérangent ses idées, son charisme, son talent d'orateur et peut-être surtout sa fidélité au chef et à la parole donnée...


En août 1944, la Division Wallonie est engagée en Estonie dans le IIIème corps blindé Steiner, puis en Poméranie, au sein du du groupe de division Müller, où les survivants wallons, renforcés par des volontaires espagnols de la division SS Azul se battent sur l'Oder (Pologne) jusqu'à leur capitulation le 3 mai 1945.

Pendant ce temps là Léon Degrelle, bousculé par la contre offensive des Ardennes, s'est réfugié dans le nord de l'Europe à Oslo, d'où il s'envole à bord d'un avion qu'Albert Speer lui procure. Réfugié en Espagne, Degrelle, qui est condamné à mort par contumace par un tribunal improvisé et sans aucune preuve à charge n'ait été apportée, va vivre dans la clandestinité pendant plusieurs années sous le nom de José León Ramírez Reina, avant de réapparaître et raconter son histoire...

Dans son exil, Léon Degrelle semblait avoir arrêté l'horloge du temps et avec obstination, maintenant le cap de son engagement politique, il a risqué un enfermement idéologique nostalgique. Cependant, le jeune journaliste de l'Avant Garde qu'il fut dès l'age de 15 ans, continuait à l'interroger sur les événements du monde et force est de constater que ses critiques de la décadence morale de la société et de la désintégration éthique de la politique sont souvent pertinentes.

Après la prescription juridique, Degrelle tente plusieurs fois d'obtenir son retour en Belgique, mais le gouvernement promulgue une "Lex Dregrelliana" qui le maintiendra en exil, jusqu'à sa mort à Malaga le 31 mars 1994, à l'âge de  87 ans.


Léon Degrelle, n'a jamais renié son engagement politique, militaire mais aussi son amour pour sa patrie charnelle. Dans son testament, il souhaitait que ses cendres soient dispersées sur le "Tombeau du Géant", haut lieu de son enfance chargé d'histoire et de légendes. Le gouvernement belge, paniqué a alors émis en urgence un décret ridicule étendant la "Lex Dregelliana" aux cendres funéraires de l'ancien "Volksfürher", rajoutant ainsi la lâcheté à l'abjection. C'était sans compter sur les anciens camarades du commandeur restés fidèles eux aussi à leur chef, au delà du temps de l'Histoire et de l’opprobre des Hommes...

Pour ma part, peu me chaut de savoir si les cendres de celui qui inspira le personnage "Tintin", ont été répandues secrètement par le "Dernier Carré" des ses anciens camarades, à Berchtesgaden ou Bouillon... 

Car la légende Degrelle elle, est toujours là, et repose sur l'exemplarité d'un engagement total et passionnel d'un homme charismatique qui a enflammé les foules entraînant des milliers d'hommes a bâtir un rêve européen inachevé, mais toujours vivant. 

Erwan Castel, le 31 mars 2014


"Seule l'âme compte et doit dominer tout le reste.
Brève ou longue, la vie ne vaut que si nous n'avons pas à rougir d'elle 
à l'instant où il faudra la rendre. "

Léon Degrelle, "Les âmes qui brûlent" 

"NOUS AVONS RÊVÉ"

Beaucoup d'ouvrages de Léon Degrelle sont des témoignages historiques ou politiques engagés, je les trouve intéressants mais partiales (tout comme ceux de l'historiographie officielle d'ailleurs) Ils ont le mérite de rééquilibrer le sens critique soumis à la dictature de bien pensance (Aux armes pour l'Europe, La cohue de 1940, La campagne de russie, Hitler pour 1000 ans etc...)

Celui que je préfère et qui d'ailleurs diffère des autres livres par sa dimension philosophique, est sans conteste "Les âmes qui brûlent", testament spirituel et humaniste exceptionnel, et certainement l'oeuvre la plus dérangeante car sincère et dénuée de toute forme d'idéologie "politiquement incorrecte"...

L'interdiction administrative de ce livre est tout simplement une honte pour notre prétendue "Patries des droits de l'Homme" !

Jugez par vous même...

Le lien ici :   Les âmes qui brûlent


Autre liens : 

Le Site des amis de Léon Degrelle le lien ici : Rex libris

Les autres articles de ce blog sur Léon Degrelle les liens ici :  L'agonie du siècle
                                                                                                   - Les âmes qui brûlent


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