dimanche 2 mars 2014

L'Europe en quête de son aristocratie...

"LE BUT DE TOUTE CULTURE 
EST DE FORMER UNE ELITE D'HOMMES
 INDÉPENDANTS DE TOUTE NATURE" - 

Nietzsche.



Aujourd'hui, la bien-pensance veut nous faire croire qu'il n'existe en fait que deux formes de gouvernances politiques : le gouvernement d'un seul, forcément, Dictature tyrannique et qu’il faut combattre comme le diable et le gouvernement du peuple, Démocratie libérale, sorte de panacée universelle, dogme théologique sécularisé grâce à laquelle les enfants des Lumières partent éclairer l’obscurantisme planétaire…

Encore faudrait-il définir ce que les tartuffes qui nous gouvernent entendent par « démocratie » car de fait,  aujourd'hui, le seul pays d’Europe qui ose pratiquer à chaque instant de sa vie publique au plus près, les principes d’une vraie démocratie participative et qui offre à son peuple le pouvoir référendaire est ostracisé et humilié ! 
En effet, la Suisse, parce qu'elle a populairement opté pour un contrôle de l'immigration, contrariant ainsi la stratégie des ploutocrates du Nouvel Ordre Mondial qui se cachent dans les palais de nos « démo-crassies » corrompues, se retrouve mise au banc des instances politico économiques par toutes une série de mesures et critiques vengeresses aussi lâches qu'insultantes .

On confirme ici que la destinée de l'Europe est entre les mains crochues d'une poignée de financiers qui méprisent de facto la volonté populaire lorsqu'elle s'exprime contre leurs intérêts mondialistes, et l'utopie de la démocratie parlementaire de s'effondrer. 

Gustave Le Bon, observait déjà au milieu du XIXème siècle que 

« LES CIVILISATIONS N'ONT ÉTÉ CRÉÉES ET GUIDÉES JUSQU'ICI QUE PAR UNE PETITE ARISTOCRATIE INTELLECTUELLE, JAMAIS PAR LES FOULES. LES FOULES N'ONT DE PUISSANCE QUE POUR DÉTRUIRE. LEUR DOMINATION REPRÉSENTE TOUJOURS UNE PHASE DE BARBARIE. » 

Au XX° siècle, L’hégémonie colonialiste, la barbarie des guerres modernes, les interventionnismes économiques ou militaires la dictature idéologique et culturelle, vont malheureusement donner raison à l’auteur de la « Psychologie des foules » et faire tomber le masque de la démocratie libérale qui ne sert que les intérêts d’une élite financière internationale immorale.

Alors que faire ? Subir ?

Non mais repenser notre avenir à l’aune de notre histoire et rechercher à retrouver un système de politique qui obéit à des valeurs qui dépassent son gouvernement et non aux intérêts qu’il a créé. Ce système existe et il est naturel : c’est l’aristocratie…

Là, je n’évoque pas l’aristocratie poudrée que Louis XIV a embourgeoisée pour mieux la contrôler une noblesse qui n’avait plus que le nom et qui s’est laissée conduite elle-même à la guillotine. Non, je fais référence à cette élite émergeante héritière des cultures traditionnelles européennes et qui s’impose par l’exemple à chaque génération. Cette aristocratie, pierre angulaire des sociétés païennes, perdura après christianisation, à travers les codes de la chevalerie par exemple, ou la caste des officiers, que De Gaulle s’attacha après le putsch d’Alger en 1961 a fragmenter et désacraliser.

Jean Jacques Rousseau, que nos démocrates devraient relire (ou lire tout simplement) avait défini l’aristocratie ainsi : 

" IL Y A DONC TROIS SORTES D'ARISTOCRATIE: NATURELLE, ÉLECTIVE, HÉRÉDITAIRE. LA PREMIÈRE NE CONVIENT QU'A DES PEUPLES SIMPLES; LE TROISIÈME EST LE PIRE DE TOUS LES GOUVERNEMENTS. LA DEUXIÈME EST LE MEILLEUR ; C'EST L'ARISTOCRATIE PROPREMENT DITE."

Cette aristocratie a longtemps survécu au sein des armées européennes, assurant par la caste militaire fondée sur le mérite et non sur la descendance ou l’élection, la permanence des valeurs fondatrice et de la Tradition européenne.

Car, comme le chantait le poète Albert Camus 

" TOUTE SOCIÉTÉ EST BASÉE SUR L'ARISTOCRATIE, CAR CELLE-CI, LA VRAIE, EST EXIGENCE A L’ÉGARD DE SOI-MÊME ET SANS CETTE EXIGENCE TOUTE SOCIÉTÉ MEURT. "

Mais où est-elle alors, cette aristocratie valeureuse ?

Cette élite, que la population déboussolée recherche inconsciemment dans ses tentations idolâtres consuméristes existe, mais elle est encore en dormition. Elle est dans le chaos qui s’annonce à l’horizon,  comme toujours, c’est l’épreuve qui la révèle comme le cristal pur qui naît du feu de la forge. Car si, dans la démocratie libérale, le droit est fondateur et la communauté sacrifiée au profit d’une élite intéressée, en revanche, dans l’aristocratie traditionnelle, c’est le devoir qui est fondateur et entretenu  à travers le sacrifice héroïque d’une élite au profit de la communauté.  

Des Thermopyles à Dien Bien Phu, c'est le soldat qui incarne le mieux la grandeur et la noblesse du service à son pays, et dont la gouvernance préservée par son action, se doit de hisser à la pointe de son sacrifice désintéressé, le style et les valeurs de sa politique.

Les « banksters » qui nous gouvernent seront bientôt renversés par les nations et du chaos qu’ils auront provoqué émergera une nouvelle aristocratie, fidèle au passé et exemple pour l’avenir. Et le Phoenix renaîtra de ses cendres.

"La grande illusion", ce chef d'œuvre de Jean Renoir (1937) est sans conteste un des films qui m'ont le plus marqué dans ma jeunesse et a qui j'attribue une dimension initiatique, et c'est toujours avec la même émotion intacte, que ce dialogue, entre Eric Von Stroheim et Pierre Fresnay, entretient au fond de mon cœur le rêve de la reconquête impériale et païenne du sanctuaire européen.

Erwan Castel, à Cayenne, le 2 mars 2014

Dialogue Fresnay - Von Stroheim - La grande illusion 1937

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