mardi 1 mars 2016

Le retour du printemps

Les dieux reviennent...


Lorsque tous se lamentent de la crise du Monde Moderne, des "banksters" inquiets  de voir s'effondrer le monopole de leur empire vampirique, aux consommateurs affolés de ne plus pouvoir s'acheter le dernier Iphone le jour de sa présentation sacrée dans les temples de la consommation, je me réjouis personnellement de l'arrivée tant attendue de cette crise systémique qui mettra fin à cet anthropocentrisme contre nature d'un christianisme universaliste et de son avatar sécularisé le Nouvel Ordre Mondial.. 

Car depuis des siècles l'Homme, aveuglé par son pouvoir, n'a eu de cesse que de vouloir imposer son esclavage à la Nature et à tous les peuples de la Terre, en cachant son orgueil derrière une pensée unique sacralisée et dogmatisée justifiant tous ses actes y compris les plus fous. C'est ainsi qu'ont été menées successivement dans l'Histoire, au nom du Christ puis des Droits de l'Homme, les croisades sanglantes de pouvoirs totalitaires qui en massacrant des peuples entiers au nom de la religion d'Amour ou en bombardant des pays souverains au nom de le Démocratie sont devenus les hérétiques de leurs propres étendards.

Mais peu chaut leurs crimes et mensonges à ces enfants de Loki, car depuis que l'Homme a inventé un monde urbain vidé du sens naturel et dévoué à ses besoins, il se croit le maître absolu d'un royaume terrestre qui lui aurait été offert par un dieu céleste étrange et surtout étranger à son domaine : "Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et l'assujettissez; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre" (Genèse 1-28)". 

Chacun son royaume... et son monopole !

L'esclavagisme d'un universalisme monothéiste a bien préparé l(Occident à la servitude du monde moderne, où les Hommes, enchaînés à une cupidité individualiste, ont détruit progressivement l'être naturel au profit d'un avoir et d'un paraître artificiels obéissant à une dynamique boulimique et vampirique où la consommation devient consumation des âmes. 


Pourtant la sagesse des anciens dieux qui coule dans les veines de la Tradition, des mythes grecs aux interprétations contemporaines d'une héroic fantasy, avait dans les légendes originelles bien mis en garde l'Homme prométhéen contre la folie orgueilleuse d'un anthropocentrisme de droit divin...

Heureusement, la Nature impose sa dure loi des cycles, celle qui sous les étoiles fait naître, se mouvoir et mourir toute toute forme de vie, de l'insecte microcosmique à l'empire macro-sociétal, et même les monstres n'échappent pas à cette loi divine. 
Ainsi du système économique libéral, ce Golem des temps modernes, né de cette matière inerte et contre nature qu'est l'argent, et qui est sur le point de jouer le dernier acte de cette tragédie humaine. 

C'est l'hiver qui approche, car avant de retourner au néant, l'élite de vampires financiers qui a créé le monstre va certainement tenter de le nourrir dans un océan de larmes et de sang espérant dans une fuite en avant prolonger sa vie, au risque de suicider le Monde. 

"Notre monde est entrain de naître. Invisible comme les fleurs et les blés de demain, il fait son chemin sous la terre. Nous avons déjà nos racines, solidement enfoncée  dans la  nuit des âges, ancrées dans le sol de nos peuples, nourries du sang de nos anciens, riches de tant de siècle de certitude et de courage que nous sommes les seuls à ne pas renier. Nous sommes entrés dans un hiver intégral où l’on oblige les fils à avoir honte des hauts faits de leur père, où l’on préfère l’étranger au frère, le vagabond au paysan, le renégat au guerrier. Nous sommes entrés dans un hiver où l’on construit des maisons sans cheminée, des villages sans jardin, des nations sans passé. Nous somme rentrés dans l’hiver.

La  nature meurt  et  les  hommes  deviennent tous semblables. Il n’y a plus  de  paysages et plus de portraits. Nous vivons dans des cubes. Avec un peu de chimie, nous nous éclairons, nous nous nourrissons, nous n’avons pas trop d’enfants, nous oublions la lutte, l’effort et la joie. Oui, malgré les lumières du néon, les vitrines et les images du cinéma, malgré les fêtes de noël, les guirlandes, les messes et les sapins, nous sommes entrés dans un très long hiver.Nous sommes quelques-uns qui travaillons au retour du printemps."
Jean Mabire (1927-2006)

"C'est quand un monstre se noie qu'il fait les plus grosses vagues" dit un proverbe russe, et La crise systémique qui nous frappe de ses déferlantes économiques, sociétales, morales, religieuses, démographiques écologiques... n'est que l'écume d'un chaos qui emportera le Nouvel Ordre Mondial amoral et fera naître un monde nouveau réconcilié avec la Tradition que les hommes ont enchâssé dans les dieux anciens. 
Voilà pourquoi l'effondrement de notre monde moderne ne doit pas nous effrayer, car il est aussi le chaos créateur duquel émergera un nouveau monde débarrassé de la cupidité meurtrière des idéologies totalitaires...

C'est ainsi depuis le commencement des temps: chaque cycle à besoin de son chaos comme chaque vie est enfantée dans la douleur et je suis convaincu que les consciences européennes enfin éveillées feront de cet hiver un nouveau Ginungagap pour que les anciens dieux reviennent marcher au milieu des hommes et être à nouveau les miroirs bienveillants de leurs actes et leurs pensées...

Et ceci n'est pas un retour dans le Passé mais une réconciliation avec nous mêmes dont nous avons su entretenir la flamme pour  préparer le futur de la Tradition dans une Europe libérée...

Erwan Castel


"Chacun de nous est le dernier des européens"

"Je sens peser sur mes épaules misérables le poids démesuré du plus glorieux des héritages. A moi, qui ne suis rien et qui n’apporte rien, la civilisation fait un cadeau gigantesque : le patrimoine de l’Europe. Il est fait de trésors et de souvenirs. Chacun de nous, je crois, à Londres et à Vienne, à Berlin et à Madrid, à Athènes et à Varsovie, à Rome et à Paris, à Sofia et à Belgrade, doit ressentir le même drame. Je suis le prince débile issu d’une lignée de colosses et qui va peut-être clore une race. Je mourrai sans postérité, stérilisé par l’atome ou égorgé par un fanatique. Et mes frères auront le même sort. Des géants nous précèdent, des héros et des savants, des explorateurs de la terre et des explorateurs de l’âme, des César et des Antoine, des monarques et des capitaines, des silhouettes sévères en robe de bure, de belles courtisanes ou des brutes implacables. Tout un cortège de grandes figures, resplendissantes de splendeur et de puissance, se déroule à nos yeux, immense fardeau pour nos contemporains dérisoires. Voici que s’amassent à l’Orient les nuages sinistres de la ruée païenne et barbare. Je vais mourir. Je meurs. Et la race Europe avec moi. Avec nous. Je ne laisserai rien. Depuis cinquante ans j’ai dispersé l’héritage. Et laissé le royaume du ciel en friche. Je n’aurais pas d’héritiers dans ce monde hostile et chaotique. Je ne puis laisser qu’un message : l’histoire, la très belle histoire d’une civilisation mortelle, qui se croyait invincible. Une civilisation pour laquelle des milliards d’hommes ont lutté et vaincu pendant trente siècles. Personne ne sera là pour me lire. Qu’importe. Voici comme un dernier cri de rage et d’amertume."

Jean de Brem (1935-1963)
Le testament d’un Européen

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