mercredi 16 mars 2016

Veni Vidi Vici !


Là il faut avouer que Vladimir Poutine a plus d'un tour dans son sac et que tant sur le plan de la stratégie militaire que sur celui de la diplomatie internationale il sait avec défendre les intérêts de la Russie et la paix dans le monde avec efficacité et élégance !

En Syrie il a attendu que la situation provoquée par les occidentaux leur échappe totalement pour intervenir avec l'aval de l'ONU et stopper la folie meurtrière de Daesh and Co tout en dévoilant les liaisons dangereuses entretenues par les occidentaux avec les djihadistes et surtout la Turquie qui voit son masque arrachée par les révélations des renseignements russes.

Les européens alors en panique hésitent a défendre l'indéfendable, et lâchent (du moins officiellement)  un Président Erdogan qui quant à lui, grillé n'ayant plus rien à perdre se jette dans une fuite en avant et provoque, mais en vain, la Russie en abattant un de ses avions. Cette dernière redouble alors ses bombardements, inversant la situation militaire sur le terrain, et redonnant l'avantage à l'armée syrienne qui libère 400 localités et reprend l'initiative. 

C'est alors que la Turquie, par laquelle les USA veulent régionaliser le conflit dans une confrontation factuelle Russie / OTAN, bombarde et entre sur le territoire syrien pour provoquer la Russie comme une souris qui voudrait jouer avec la queue du chat qui l’empêche de manger son fromage...

Trop tard ! car désormais la Russie s'en va sa mission ayant été accomplie en moins de 6 mois, elle offre la victoire finale contre le terrorisme importé à la nation syrienne dont l'honneur restauré de l'armée est sauf.  
Désormais une résolution politique du conflit est à nouveau possible le pays n'étant plus l'otage des idiots utiles de Washington, et le gouvernement de Bachar El Assad  peut à nouveau s'imposer comme ce qu'il est le représentant légitime du peuple syrien.


Désormais le conflit redevient un conflit national et l'armée syrienne va pouvoir parachever le travail et ramener la paix par une victoire des forces nationales sur le terrorisme international. 

Les USA ont perdu, la Turquie est grillée, les djihadistes sont détruits, et la Russie est renforcée sur le plan diplomatique et militaire, tant au niveau extérieur où elle a su imposer le droit international, que sur le plan intérieur où elle a offert au peuple russe une victoire sur le terrorisme international sans tomber dans un piège afghan ou irakien ! 

Mais attention cette intervention russe en Syrie si elle a conduit à un échec de la stratégie interventionniste étasunienne et occasionné de lourdes pertes pour les djihadistes combattant pour elle, cela ne veut pas dire tout autant que la menace est définitivement écartée et que Daesh est "échec et mat". 
Il appartient donc à l'armée syrienne de finir le travail et vite car le temps jouant contre elle Daesh pourrai,t avec l'aide de la Turquie, se relever et reconquérir le terrain perdu.

En attendant, c'est un sans faute pour le Président russe qui honore ses engagements ses alliances et sa parole, et nous offre un belle leçon de politique,et qui nous rassure car elle nous montre que la franchise et l'intelligence peuvent encore s'imposer pour éviter le chaos...

Et surtout c'est un avantage incontestable de la diplomatie russe qui peut maintenant imposer avec plus de force encore le droit dans le conflit ukrainien...

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

2 commentaires :

  1. Salut Erwan,
    Ne trouves-tu pas un peu facile de s'extraire d'un pays certainement pas stabilisé, en arguant qu'à présent c'est aux forces locales de terminer le travail ? Alors même que le conflit original, s'il a à présent dégénéré, était à la base lié à un réel problème entre le peuple syrien et son gouvernement.
    N'est-ce pas un peu "faire une passe à l'aile" pour se sortir, sans risquer l'enlisement, de cet engagement ?
    Amicalement,
    Adrien

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    1. Salut Adrien,

      Bien sûr éviter le risque d'enlisement est clairement un des objectifs de la stratégie russe en Syrie, mais c'est aussi pour éviter une confrontation avec la Turquie qui risquerait de griller les dernières chances de résolution diplomatique du conflit.
      Le risque de voir le conflit rebondir est un risque calculé car l'armée syrienne a repris l'avantage malgré les rodomontades des groupes djihadistes et non seulement peut mais doit finir seule le travail pour que ce conflit redevienne ce que vous évoquez dans votre commentaire une crise Syro-syrienne. Par ailleurs si la situation dégénère gravement rien n'empêche la Russie de réaliser ultérieurement une deuxième campagne de bombardements.

      Autre avantage dans ce retrait, la Russie se repositionne exclusivement sur le plan diplomatique pour aider à la résolution du conflit, en capitalisant un avantage reconnu sur le plan militaire.

      Enfin dernier point par rapport au cessez le feu, la communauté internationale devra bien admettre qu'il n'y a pas d'islamistes modérés en Syrie et que Al Nostra qui vient de déclarer vouloir reprendre l'offensive coûte que coûte est bien à mettre dans le même sac que Daesh. En se retirant conformément aux accords signés la Russie montre son respect du Droit international mais surtout "oblige le roi a monter sur le trône" c'st à dire force la Turquie, les groupes islamistes a jeter l'éponge ou faire tomber définitivement et officiellement les masques dde leur complicité criminelle... Dans ce dernier cas, Poutine pourra envoyer chanter ses Grads en Syrie et Turquie sans que la communauté internationale puisse décemment réagir.

      Bien à vous Erwan

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